
La miche qui monte la rue avec vous. Vingt-quatre heures de fermentation, une croûte qui craque en descendant l'escalier, une mie souple qui tient trois jours dans un linge.
Le Petit-Chêne
Notre miche de tous les jours
Rue du Petit-Chêne, à mi-montée. Un fournil de travers, un levain de neuf ans qui s'appelle Colette, et des farines qui n'ont jamais dépassé quatre-vingts kilomètres.

Six pièces qui résument la maison. Le reste de la carte change avec les moulins, les saisons et l'humeur du levain.

La miche qui monte la rue avec vous. Vingt-quatre heures de fermentation, une croûte qui craque en descendant l'escalier, une mie souple qui tient trois jours dans un linge.
Notre miche de tous les jours

Nommée d'après notre levain-chef, née le même mois. Dense, acidulée, presque noire. Elle se coupe fin et se garde une semaine.
Seigle noir, 36 heures

Un pain de forêt : noix concassées, une cuillère de miel de sapin, la mie couleur écorce. À manger avec un vieux gruyère, point final.
Noix, miel de sapin, épeautre

Droit, parce que le pur beurre se laisse tourner droit. Feuilletage compté à la main, cuisson à 6h05. Le premier plateau part en douze minutes.
Beurre de Gruyère AOP, 27 couches

Roulé serré, caramélisé au fond du moule. On l'a piqué aux Suédois et on l'a remonté à Lausanne avec de la cardamome fraîchement concassée.
Cannelle, cardamome, sucre brut

Un entremets bâti de travers, exprès. Chaque étage est décalé de quelques millimètres — comme les toits d'en face vus depuis l'atelier.
Six étages, café de la torréfaction du Flon
Nos pâtes fermentent entre dix-huit et trente-six heures. C'est long, c'est encombrant, ça oblige à prévoir deux jours à l'avance. C'est aussi la seule chose qui donne à une mie ce goût-là.

Toutes nos farines viennent d'un rayon de quatre-vingts kilomètres : Gros-de-Vaud, Jorat, Broye. On paie plus cher, on le dit, et on publie même le détail du prix d'une miche.

Pas de vitrine pleine à 18h55. Les invendus deviennent paniers surprise à cinq francs, chapelure ou croûtons pour les restaurants d'à côté. Il nous reste deux pour cent de perte.

Nos prix, nos ratés, nos moulins. Quatre articles par an, pas un de plus, parce qu'on est surtout occupés à cuire.
Notre levain-chef est né dans un bocal à confiture, sur un radiateur de la Rue Marterey. Neuf ans plus tard, il pèse douze kilos et voyage en vacances.
Lire →Les livreurs nous détestent, les chariots roulent tout seuls, et on ne changerait de rue pour rien au monde. Petit plaidoyer pour la géographie lausannoise.
Lire →Où pousse la farine de vos miches : un tour des champs du Gros-de-Vaud, du Jorat et de la Broye, avec les rendements et les prix qu'on paie vraiment.
Lire →Rue du Petit-Chêne 42
1003 Lausanne
À six minutes de la gare, en montant. À deux minutes si vous descendez. Le café est offert à celles et ceux qui arrivent essoufflés — on a vérifié, ça arrive souvent.
